Baillolet

Hameau, que Lefèvre dit être également un Balliolum, à rapprocher de ce qui vient d'être exposé pour Bailleau.

Chemin des Gâtines:

Ce toponyme indique une terre infertile ou un défrichement.

Rue de Montplaisir:

Cette rue fait référence au lieu dit "Les prés de Mon Plaisir". Nègre signale à propos d'un toponyme semblable, qu'il s'agissait d'une enseigne d'auberge, ce qui est ici possible. Mais il peut s'agir en fait d'un Montplaisir, qui indiquerait une hauteur ou une butte, faite ou occupée par volonté, ou de caractère impératif, puisque tel était le sens premier de plaisir, assez différent du caractère Plaisant qu'on y accorde aujourd'hui. Aussi à considérer un Mont Pleisse, c'est à dire, défendu de clôtures.

Rue des Ouches :

L'ouche est le terrain voisin de la maison et planté d'arbres fruitiers, une sorte de verger. La terre y est bonne et peut fournir les produits les plus variés. Elle témoigne de la présence d'anciens jardins potagers et fruitiers.

Rue des Plantes:

C'est un lieu de vignes, nouvelles à l'époque de l'appellation. Il est de notoriété que le mot Plantes s'appliquait aux jeunes vignes.

Rue du Sault Brûlé:

Il faut sans doute ici comprendre le saule brûlé. L'incendie était le moyen habituel d'en finir avec les énormes souches de ces arbres.

Chemin des Vignes:

Le chemin nous indique tout naturellement la présence d'anciennes vignes.
Il se trouve en contre bas d'un lieu-dit nommé "vente-cul", toponyme proprement rabelaisien. Taverdet a analysé un certain nombre de vocables du genre, presque toujours attachés à la pente et à la vigne, où les paysannes travaillaient courbées sous le regard des rieurs postés malicieusement en contre-bas, attendant la risée dans les jupons.