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Pont
Hameau notable, encore dit Pont sous Gallardon, à cause de sa proximité immédiate de la cité de Gallardon, avec lequel il se trouve actuellement confondu d'agglomération. Merlet a relevé Pons Pêtre en 1241, Pons Juxta Gallardonem en 1399. C'est donc bien l'indication d'un très ancien passage par Pont sur la Voise en son ancien cours principal. L'adjectif Pêtre s'applique évidemment à un ouvrage de pierre.
Rue de l'Ancien Pavé :
Elle tire son nom d'une voie "pavée" importante reliant Chartres à Paris qui passait par Gallardon et Epernon. Un passage à gué, dans la rivière morte, délimitait Gallardon et Pont. En arrivant de Chartres, cette voie empruntait le passage de la Cavée. Ce site a été modifié par la suite avec la construction de la voie ferrée reliant Maintenon à Auneau vers 1890.
Rue de la Cavée :
Elle tire en fait son nom de la forme topographique de ce passage de la cavée, mot provenant d'un dialecte signifiant "chemin creux".
Rue Jean Delorme
Cette rue a été nommée biensûr en hommage à Jean DELORME, habitant de notre commune.
Ce jeune homme est né à Harleville en 1921. Il y était cultivateur. Il était également un des excellents coureurs du Vélo Sport Chartrain. Il fera partie de la résistance avec son camarade Pierre MARTIN ( de Gallardon). A chaque fois qu'il se sentait en danger, il échappait aux allemands en se cachant dans les bois. Il empruntait alors un chemin qu' on rebaptisa plûtard rue de la résistance. Arrêté le 27 décembre 1943, il est parmi les 31 F.T.P.F. ( Francs Tireurs & Partisans Français) fusillés au Mont-Valérien le 30 mars 1944. Il avait 23 ans.
Ses obsèques ont eu lieu le 12 octobre 1944 à Bailleau Armenonville. Le nom de Jean Delorme figure sur le monument aux morts de la commune.
Rue de Montflube :
Cette rue fait mention d'une sente menant vers Montflube, commune d'Ymeray. La situation topographique de ce Montflube est intéressante, au carrefour du débouché des 3 vallées ( Voise, Remarde, Ocre ).
Ceci pour dire que, par son aspect topographique, le Mont flube pourrait avoir été un site notable antique, lieu fort ou lieu de dévotion, ou encore d'un établissement ( le chantier des poteries est sur ce "mont" et pourrait bien indiquer un lieu de vestiges ). Outre son surplomb des vallées principales du lieu, le site est encore bordé par le ruisseau de Pont, ce qui pourrait en avoir fait un Mont Flun ( fleuve en langue d'oïl, Nègre ) ou mieux flove du latin fluvius, ruisseau ( Dauzat ) qui par la correspondance connue ( V en B ) amène à flube. De même, le proche Fluère latin au sens de " couler " pouvait mener au nom indiquant qu'il donnait naissance à des sources de flanc. Autre possibilité liée à des caractères physiques, indication d'un lieu venté Flon synonyme de " gonflé " en parler local, Subler, pour " siffler " de même parler, expliquerait Montslube, pour Montsuble, inversion consonnale courante. Aussi bien le latin Flabello, signifiant " souffler sur " ( Gaffiot ) peut avoir facilement donné Flube, aussi bien que Flabilis, au sens de " souffle d'air " mais aussi de fraîcheur " ( même auteur ).
On peut encore arguer d'un sens de couleur : de même que sont de nombreux Rougemonts, celui-ci aurait pu être remarqué par une couleur du sol, Flavus, jaune ou rougeâtre. Et s'il a été un important village gallo-romain, le terme flube pourrait venir de Flavia, préfixal latin accolé à nombre de noms de ville ( Gaffiot ) sans bonne explication.
Rue du Moulin :
Autre moulin, bien certainement à eau et sis en proximité du hameau de Pont.
Rue des Poteries :
Elle tire son nom du bois du même nom. Dans ce bois, on trouvait de la terre argileuse et du bois de chauffage indispensables pour la fabrication de tuiles, briques ... Ceci expliquerait l'implantation de l'ancienne briquetterie à Pont.
Rue des Vignes:
Le chemin nous indique tout naturellement la présence d'anciennes vignes.
Il se trouve en contre bas d'un lieu-dit nommé "vente-cul", toponyme proprement rabelaisien. Taverdet a analysé un certain nombre de vocables du genre, presque toujours attachés à la pente et à la vigne, où les paysannes travaillaient courbées sous le regard des rieurs postés malicieusement en contre-bas, attendant la risée dans les jupons.